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Zurkinden, de Fribourg

Généalogie de la famille. Allié à Broillet, Rohrbasser, Pamblanc, Zurkinden, Broillet, Rohrbasser, Vonlanthen, Buxbaum, Roche

Zarini Albert, documents militaires

1924
Ministero della Guerra Libretto personale Zarini Alberto di Giuseppe

28.09.1926
Foglio di congedo illimitato

20.09.1926
Ai Soldati della classe 1905 congedandi de 25º Reggimento Fanteria

15.12.1941
Folgio di congedo illimitato Zarini Alberto

Vue du bas du Stalden à Fribourg, montrant la terrasse du Plätzli

Œuvre particulièrement séduisante, isolant le bas du Stalden, où Curty habitait. Comme l’écrivit Michel Terrapon, ces maisons agglutinées ont vraiment « l’allure de nids d’aigle agrippés à plus de trente mètres au-dessus de la rivière ». C’est dans ces demeures vertigineuses qu’ont vécu – si l’on ose cet anachronisme – l’actrice Magali Noël et Gérard Bourgarel, fondateur de Pro Fribourg.

Curty, Joseph-Emanuel

Vue de Fribourg depuis la maison Vicarino

C’est depuis une des terrasses de la maison Vicarino à la rue des Alpes, où il réside dès 1884, que Reichlen peint cette vue de Fribourg. Dans la sensibilité du pleinairisme, il choisit l’instant évanescent d’un soir d’été à l’approche de l’orage – l’horloge de l’Hôtel de Ville nous indique qu’il est 18h25 (19h25 heure d’été !). Le traitement harmonise la précision du dessin et la quête lumineuse afin d’exalter la beauté de Fribourg. Tandis que les esplanades du premier plan et le quartier de la Neuveville s’estompent déjà dans la pénombre vaporeuse, le Bourg et l’Auge sont encore baignés d’une fine lumière dorée. L’implantation de la cité dans son écrin naturel et la poétique du ciel témoignent du talent de paysagiste de Reichlen. Dans cette composition, il assimile la modernité impressionniste à une narration romantique grâce à l’insertion de détails intimistes, tels les pots de fleurs et le chat curieux. Il met aussi en exergue une perspective emblématique puisque les représentations de Fribourg depuis la terrasse de la maison Vicarino deviendront un classique chez Reichlen. A relever que plusieurs de ces vues sont présentes dans les collections publiques : Musée d’art et d’histoire Fribourg (vers 1903-1904), Banque cantonale de Fribourg (1905) Bourgeoisie de Fribourg (version avec le chantier de la route des Alpes, vers 1906-1907).

Comme en témoignent l’abouti de la composition, les dimensions importantes ainsi que le contexte de réalisation, ce tableau constitue une ‘création de prestige’ dans l’œuvre de Joseph Reichlen (1846-1913). Peint en 1889 au cours de l’été, il est présenté en automne à Bâle à l’exposition Turnus (6 octobre – 3 novembre 1889) organisée par la Société suisse des beaux-arts. Dans le catalogue, l’œuvre est mentionnée sous le numéro 114 avec le titre Ansicht von Freiburg, et elle est proposée à la vente au prix de 750.- francs – somme assez conséquente pour l’époque.

Reichlen, Joseph

Ville-Etat

Le fonds Ville-Etat constitue le fonds historique des Archives de la Ville de Fribourg. Il témoigne de l’établissement de la commune de Fribourg devenue entité administrative distincte du Canton en 1798 à l'avènement de la République Helvétique. Avant 1798, les destinées de la Ville et de son territoire, les "Anciennes Terres", étaient étroitement liées et formaient la "Ville et République de Fribourg". Dès le mois de mai 1799 et conformément à la Loi sur les Municipalités, la Ville de Fribourg dispose d’une autorité communale. Elle va s’organiser autour de deux entités : la Municipalité, aux attributions politiques et électorales, et la Chambre de Régie, aux compétences orientées vers la gestion et l’administration du territoire. L’Acte de Dotation de 1803 viendra entériner la séparation des biens entre Ville et Canton et garantir à la commune un certain nombre de possessions (Grand Hôpital, Grande Confrérie du Saint-Esprit, Caisse des Scholarques,…) devant servir à son fonctionnement et à l’exercice de ses attributions. Il apporte une solution à la question des biens fonciers et à leur partage, opposant, dans un premier temps, le Canton (plus particulièrement la Chambre administrative) à la Municipalité, puis, la Ville de Fribourg à la Bourgeoisie, suite aux difficultés inhérentes à la constitution des biens nationaux que défend dans ses principes la République Helvétique et qui déconstruise les structures de l’Ancienne Confédération.

L’organisation interne de la commune évolue et se transforme avec la réalité politique d’une Suisse en mutation et des crises politiques successives qu’elle connaît (Médiation 1803-1814, Restauration 1814-1830, régimes de la Régénération puis du Sonderbund 1830-1847, radical 1847-1856). De la toute fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle, la Ville de Fribourg connaît des temps de difficulté et de lutte, notamment face à la pauvreté de sa population. Elle engage d’importantes actions menant à son ouverture (ligne CFF Lausanne-Berne 1862, construction du Grand Pont suspendu 1834), à la modernisation de son économie et à son industrialisation. Elle soutient l’établissement d’une instruction publique, dont bénéficient garçons et filles, traversant les conflits que suscitent les conceptions d’éducation opposées du Père Grégoire Girard et des adversaires d’un enseignement mutuel, où l’éducation religieuse tient, selon eux, une place secondaire. Elle construit un Pensionnat et un Lycée. Avec la construction du Grand Orgue de Saint-Nicolas par Aloys Mooser, elle gagne un rayonnement culturel certain, non sans susciter quelques plaintes de la part du Chapitre Saint Nicolas par la trop grande foule qu’il attire.

De ce contexte agité et en mutation, le fonds Ville-Etat en documente les principales étapes (par ex. : les projets de l’ingénieur Guillaume Ritter et la Société Eaux et Forêt ; l’Université et sa dotation ; la construction de l’école avec des mémoires du Père Girard et des pétitions des pères de famille de Fribourg ; la construction du Pensionnat et celle du Lycée par certains documents des commissions compétentes ; l’arrivée du chemin de fer – ligne Lausanne Berne ; la construction du Grand Orgue de Saint-Nicolas, …). Il donne un éclairage sur l’évolution des activités du ressort de la commune tout au long du XIXe siècle et jusqu’au premier tiers du XXe siècle. Il renseigne sur une administration en exercice dans sa gestion au quotidien des questions relatives à la charité et au paupérisme, aux mœurs, à la santé publique, à la police et au feu, à l’économie et aux finances précaires, aux revenus et à la fiscalité, à l’éducation et à l’instruction publique, aux habitants et aux citoyens, au territoire, édifices et bâtiments, aux travaux publics et au grand projet d’urbanisme.

Le fonds Ville-Etat se compose de registres, de correspondance et d’autres documents administratifs. Les registres portent sur les compétences exercées par l’administration communale sur le territoire et sur la population dont elle a la juridiction. Ils touchent certains services permanents dépendants immédiatement de la commune (Police, Edilité, Ecoles) et contiennent également un ensemble de documents reliés émanant de son administration ou l’impliquant directement, tels des règlements ou des actes de procédure judiciaires. La correspondance a été classée en trois niveaux mettant en lumière les différentes prérogatives politiques et administratives de la commune. Elle regroupe tout d’abord la correspondance générale reçue par le Conseil communal et son administration, de la part notamment de différentes autorités et instances fédérales, cantonales ou communales mais aussi des doléances et demandes de particuliers. Viennent ensuite les correspondances touchant les affaires courantes liées à un service particulier de l’administration ou aux activités des commissions ou directions de l’administration communale. Enfin, une dernière section de la correspondance rassemble les courriers et lettres documentant les relations de la commune aux autorités et aux citoyens. Finalement, les autres documents administratifs sont constitués de plans et d’autres documents divers et isolés émanant de ou reçu par l’administration du Canton. Ils concernent l’organisation de la commune avec des règlements et touchent également les biens fonciers et immobiliers de la commune, ainsi que divers projets d'édilité, d’aménagements et de travaux publics, tels que l'éclairage public au gaz, les trottoirs, les chemins de fer ou encore l'eau (fontaines et sources).

Le fonds Ville-Etat couvre la période allant de 1708 à 1946, la majorité des documents se situant entre 1799 et 1920. Il offre un tableau à plusieurs facettes, de l’échelon de la commune, dans ses liens avec les autorités politiques du Canton et du District, aux requêtes et aux plaintes des citoyens et des particuliers. Il s’avère être un complément incontournable à une histoire administrative et institutionnelle de la Ville de Fribourg. En effet, par les informations qu’il contient, il viendra enrichir une (re)lecture de Fribourg, de ses institutions, de ses décisions et de ses moments marquants, largement construite jusqu’ici sur les protocoles des Conseils.

Ville de Fribourg

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