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Drapeau du Bataillon des Sapeurs-Pompiers de Fribourg [étendard, fanion]

La Société des sapeurs-pompiers de la Ville de Fribourg est fondée le 13 mars 1913. En 1923, son comité décide de doter le bataillon d'un étendard, probablement à l'occasion de ses dix ans d'existence.
En novembre 1923, il est noté dans le protocole du Conseil communal que celui-ci autorise la Société précitée de faire circuler auprès de la population la souscription en faveur de cet étendard, ceci à partir du début de l'année 1924.
L'étendard sera réalisé à l'atelier de broderie du Technicum d'après le projet de Raymond Buchs. La cérémonie de baptême du drapeau a lieu le dimanche 5 octobre 1924 en présence des autorités politiques et religieuses ainsi que de la population fribourgeoise. La presse locale relate en détails cet événement, mettant en exergue la revue du Bataillon des sapeurs-pompiers et d'autres intervenants tel la Concordia, le chœur d'enfants de la Collégiale dirigé par l'abbé Bovet. La messe de baptême du drapeau a lieu le matin aux Grand-Places, tandis que l'après-midi voit se dérouler la remise officielle du drapeau, suivie d'un cortège et d'un exercice public des pompiers sous l'égide du major Fernand Claraz. La manifestation s'est terminée par un dîner festif au café des Charmettes.
Afin d'immortaliser la journée du baptême, le comité de la Société des sapeurs-pompiers se fait photographier le matin-même dans l'atelier de Lorson dans une photographie-souvenir (voir n° 910-005).
N.B.: La Concordia est la marraine du drapeau tandis que le corps des sapeurs-pompiers de Romont est le parrain.

Buchs, Raymond

Fauteuil du Syndic, estampillé aux armoiries de la Ville de Fribourg

Fauteuil Louis XV à dossier plat, de forme violonée, en noyer sculpté et mouluré.
Il s'agrémente de sculptures de fleurs sur les traverses supérieures et inférieures ainsi qu'au sommet des pieds.
Les accotoirs présentent un joli mouvement et sont également sculptés de moulurations.
Ce fauteuil repose sur un piétement galbé terminé par des pieds ornés de feuilles d'acanthe.
La garniture de velours ciselé jaune or est à roses stylisées, en prolongation du décor sculpté.

Producteur non identifié

Fribourg. Quartier de la Neuve-Ville.

C’est en 1838 que F.-F. d’Andiran, artiste multi-talentueux établi à Lausanne, publie "Suisse et Savoie. Vues Pittoresques". Sur les 25 illustrations de cet album de haut vol, pas moins de 8 dépeignent Fribourg et son paysage urbain si varié. Très impressionné par la Neuveville, d’Andiran en tire un saisissant ‘portrait de quartier’, entre romantisme et critique sociale.

Transcendant la joliesse de son style, d’Andiran porte un regard empathique envers ce quartier populaire. Il exacerbe le contraste entre la ville haute, dominante, élégante mais distante, et la ville basse, pauvre, pittoresque et si romanesque malgré son délabrement. L’enchevêtrement des architectures chaotiques est restitué avec brio. Les façades des arrière-cours misérables prennent ainsi le pas sur l’éminent Hôtel cantonal et la tour de Saint-Nicolas, diluée dans les nuages. Pour gagner cette perspective, l’artiste s’était rendu sur les fortifications médiévales qui longeaient la Sarine.

D' Andiran, Frédéric-François

Fribourg Suisse - Schweiz - Switzerland

Représentation virtuose de la vieille ville de Fribourg, vue depuis le sud-est, entre histoire et modernité. Le dynamise des perspectives, renforcé par un angle de vue exacerbé, célèbre les voies de circulation. Ainsi, le Pont de Berne, le Pont du Gottéron et le Pont Zaehringen s'intègrent-ils dans le paysage urbain: ils célèbrent à la fois le riche patrimoine historique et l'élan de l'époque moderne. Le ton est accentué par la densité du ciel bleu et le tracé de la Sarine. Il convient de souligner un motif anecdotique: la silhouette lumineuse d'une voiture, circulant à une hauteur vertigineuse sur le Pont du Gottéron, fait pendant à la tour, elle-même radieuse, de la cathédrale.

Jordan, Willy

Fribourg. Vue prise au-dessus du pont du Gottéron - illustration tirée de la Suisse à vol d'oiseau [panorama, paysage urbain]

Comme l'indique le titre d'origine, Alfred Guesdon saisit Fribourg depuis un point de vue situé au-dessus du pont du Gottéron, mais toutefois surélevé comme le suggère l'amplitude de sa vision. Sa composition restitute le panorama de la cité des Zaehringen dans son environnement naturel, mais aussi d'infimes silhouettes animant les places et les voies de circulation. La rhétorique est rehaussée par la luminosité dorée qui enveloppe la cité et le fin clair-obscur du premier plan.
Par rapport à l'édition de 1859, la parution successive, entre 1862 et 1864, note l'arrivée du chemin de fer. En immersion dans le paysage, à l’arrière-plan droit, un train circule à pleine vapeur sur le viaduc de Grandfey flambant neuf. Cet élément, microscopique à échelle compositionnelle, est déclencheur du visage moderne de Fribourg.
Alfred Guesdon dessine la présente vue de Fribourg dans les années 1850. A la fois éblouissante et précise, l’image connaît un certain succès éditorial. En 1859, elle est publiée à Paris par l’éditeur Hauser dans La Suisse à vol d’oiseau, prestigieux recueil dédié aux villes suisses. On retrouve la composition actualisée dans l’édition parue de 1862 à 1864 chez Dusacq. En effet, à peine visible, pourtant cruciale pour le développement de Fribourg, l’arrivée du chemin de fer est signalée par la silhouette d’un train circulant à pleine vapeur sur le viaduc de Grandfey.

La lithographie a été exposée à la Maison de Ville en novembre 2020 dans le cadre du "Retour vers le Futur" avec son pendant photographique réalisé avec un drone par Valentine Brodard.

Guesdon, Alfred

Grégoire Girard

Adoptant la formule classique du mi-corps, Jean-Baptiste Bonjour nous livre un portrait où l'expressivité physionomique s'allie à l'aura du penseur et du pédagogue éminent qu'était le Père Grégoire Girard, alors âgé de 78 ans. Vêtu de la bure noire des frères conventuels, arborant la calotte, Grégoire Girard émerge d'un fond sombre. Par contraste, son visage auréolé de cheveux blancs et ses mains encadrant le cordon [cingulum] sont mis en lumière, restituant le caractère vif mais retenu du personnage. Le statut d'érudit de Grégoire Girard et ses accomplissements en matière de pédagogie sont signifiés par les attributs habilement mis en scène en marge de la composition. En effet, le bras droit repose sur le livre emblématique intitulé "Sur l'enseignement de la langue maternelle, 1843, Paris". Sous la publication, disposés dans un désordre étudié, sont lisibles quelques passages symboliques. Cette nature morte d'érudition s'accompagne de la lettre de nomination de l'ordre royal de la Légion d'honneur ainsi que de la croix, presque cachée, surtout visible par son ruban rouge. La main gauche tient un objet en cuir, peut-être une tabatière. Ce portrait, à la fois représentatif et intimiste, correspond bien à la personnalité modeste et réflexive du Père Grégoire Girard, tandis que le portrait réalisé par Bonjour en 1850, l'année du décès, met l'accent sur le prestige avec l'évocation de sa bibliothèque riche de nombreux et rares volumes.

Bonjour, Jean-Baptiste

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